Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre parcours ?

Je m’appelle Evelyne Burel et je suis inscrite à la formation Auxiliaire de Santé Animale depuis fin 2017. J’ai également choisi les options « Ornithologie » et « Faune sauvage locale ». La même année, j’ai dû renoncer à un projet de reconversion et au métier auquel je me destinais, à cause des produits utilisés (résines et solvants).

J’ai alors envisagé un métier au contact des animaux et c’est ainsi que j’ai demandé un stage à Volée de Piafs, qui a pu m’accueillir pendant une semaine. J’ai ensuite réalisé une deuxième semaine de stage au parc zoologique de Pont Scorff (56), où j’ai suivi les équipes de soigneurs dans leurs activités.

C’est à l’issue de ces deux stages que j’ai trouvé ma vocation : m’occuper des animaux.  J’ai beaucoup aimé la proximité avec les animaux lors des soins. Être en contact direct avec eux m’a procuré à la fois beaucoup de joie et un sentiment d’utilité. C’est pourquoi j’ai décidé de m’inscrire à la formation de l’IFSA et que j’ai choisi les options en rapport avec mon projet professionnel.

Je souhaite désormais mieux connaître la faune de ma région pour rejoindre le refuge Volée de Piafs en tant que soigneur.

Centre protection des oiseaux

© Adobe stock – EmotionPhoto

D’où vous vient votre passion pour les animaux et plus particulièrement, votre sensibilisation envers la cause animale ?

Ma passion pour les animaux fait partie de moi depuis toujours. J‘ai besoin d’avoir des animaux dans mon environnement, c’est vital pour moi. J’ai d’ailleurs 4 chats et un chien (et j’en aurais bien plus si mes ressources me le permettaient !).

J’ai toujours été attirée par les animaux et pas seulement les espèces domestiques :  les animaux de la ferme et ceux dits sauvages également. En fait, c’est le contact avec la nature en général qui est important pour moi.

Comment avez-vous choisi le centre de protection dans lequel vous avez effectué votre stage ?

J’ai choisi ce centre de protection car il se situait dans ma commune. Je connaissais ses activités sans jamais y être allée.

La Volée de Piafs est un centre de protection de la faune sauvage dont la mission est d’accueillir, soigner, réhabiliter et relâcher les animaux en détresse (blessés, épuisés, mazoutés…). Ce centre organise également de journées de sensibilisation auprès du public.

Auprès de quels animaux travailliez-vous et quelles étaient vos principales missions ?

Le centre reçoit de très nombreuses espèces animales : des oiseaux (terrestres et marins), des mammifères et même des chauves-souris.

A Volée de Piafs, j’ai pu voir de nombreux goélands de tout âge, des mouettes, un fou de Bassan, des rapaces diurnes (buses et faucons) et nocturnes (chouettes et hiboux), des corvidés, des colombidés, des renards, des hérissons, un bébé écureuil, une chauve-souris, des hérissons, des oisillons (hirondelles et martinets, pinsons et autres passereaux…). Des mustélidés étaient également en période de convalescence le temps de mon stage et nous avons aussi accueilli un faon.

Dans un premier temps, j’ai participé au nettoyage des accessoires de l’environnement des animaux : gamelles de nourrissage, cages, tapis et autres. J’ai ensuite appris à préparer la nourriture et les rations des différentes espèces.

Ensuite, j’ai pu participer au nourrissage des oisillons, plusieurs fois par jour, ainsi qu’au nettoyage de leur « nid chauffant ». J’ai appris à nettoyer puis désinfecter le lieu d’hébergement des animaux convalescents après leur départ du centre.

J’ai enfin pu assister à des soins médicaux sur des animaux blessés : pansement, suture, pose d’attelle ou de bandage sur une patte, une aile…

refuge animaux sauvages

© Adobe stock – Anan Kaewkhammul

Pendant votre stage, quel moment avez-vous préféré, ou vous êtes-vous sentie le plus utile ?

Je me suis sentie utile à chaque instant. Chaque activité est essentielle et participe à la prise en charge, aux soins et au bien-être des animaux.

Je ne considère aucune tâche comme ingrate même si bien sûr, mon envie d’être au plus près des animaux était très forte dès mon arrivée.

La progression des tâches auxquelles j’ai participé m’a permis d’appréhender le fonctionnement global du centre, même si la semaine est passée beaucoup trop rapidement.

Au quotidien, œuvrez-vous également pour la protection animale ?

Je fais mon possible, à mon niveau. Je prends soin des oiseaux de mon jardin en leur fournissant à boire et de la nourriture en période de froid. Je mets de l’eau à leur disposition pour qu’il puisse s’abreuver ou se baigner.

J’ai déjà eu l’occasion d’emmener une chauve-souris déshydratée à Volée de Piaf. Elle y a été soignée pendant un mois et je l’ai ensuite récupérée pour la relâcher.

Je ne suis pas bénévole à Volée de Piafs pour le moment, même si je suis membre donateur, car en plus de mes cours à l’IFSA, j’ai 2 emplois. Mais je sais que c’est là-bas que je serai épanouie !

bénévole protection oiseaux sauvages

© Adobe stock – kichigin19

Selon vous, quelles nouvelles idées ou solutions pourrait-on développer en priorité, pour aider à la protection animale ?

Il faut surtout alerter la population et nos concitoyens sur l’importance de la faune et la flore pour l’équilibre de l’environnement.

Je suis particulièrement attristée d’avoir lu récemment dans le journal des articles relatant l’extinction ou la menace de disparition de nombreuses espèces animales et végétales.

L’éducation devrait sans doute commencer par les enfants, qui sont naturellement sensibles aux animaux. Leur apprendre le respect de la nature qui les entoure serait pour moi essentiel. Une éducation citoyenne serait également la bienvenue, pour comprendre que chaque espèce, qu’elle soit animale ou végétale, a son utilité et qu’elle doit être respectée et protégée. Elles participent toutes à la biodiversité, à l’équilibre de l’écosystème et par conséquent, à la vie humaine sur terre.

Je pense également à la sensibilisation du public sur les gestes qui peuvent avoir de graves répercussions sur les animaux ou les oiseaux, en cas d’ingestion ou d’entrave : le rejet dans la nature de sacs ou bouteilles en plastique, de canettes et autres boîtes de conserves, de mégots, de déchets de pêche…

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