Afin d’éviter la maltraitance, le gouvernement belge a adopté le 19 juillet dernier le Code du bien-être animal pour assurer la protection des animaux. Entrée en vigueur depuis le début de l’année, un permis est désormais obligatoire pour détenir un animal de compagnie en Belgique. Une première mondiale.

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La Belgique vient de réaliser un énorme pas dans lutte contre la maltraitance animale. En plus du permis de voiture, voici l’arrivée du permis d’adopter. Long de 12 chapitres et 109 articles, le code du bien-être animal dont l’article premier stipule que l’animal est un être sensible pourra donc exposer les belges coupable d’abandon, de négligence et de maltraitance envers un animal à des conséquences judiciaires plus importantes qu’auparavant. Les personnes condamnées pour maltraitance envers un animal ou d’abandon pourront écoper des peines allant jusqu’à 15 ans de prison et des amendes pouvant atteindre 10 millions d’euros.

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Pour adopter un animal, il faudra désormais montrer patte blanche en possédant un permis. Comme l’a déclaré Gaëtan Squaldino, président de l’Association de protection des animaux de La Louvière sur RTL Info, ce permis sera immatériel. « Vous n’allez pas recevoir un document ou une carte dans votre portefeuille. Le permis, ça va être une base de données qui va reprendre non pas des gens qui ont le droit de posséder un animal, mais ceux qui n’ont plus le droit parce qu’ils ont été auteurs de maltraitances […] Souvent, les auteurs de maltraitances sont des personnes qui récidivent […] On pourra sortir des animaux d’une misère avant même qu’ils connaissent la souffrance. »

Porté par le ministre centriste Carlo Di Antonio, le code du bien-être animal règlemente aussi les conditions d’élevage des animaux. Il est désormais interdit en Belgique : l’élevage en cage des poules pondeuses, le nourrissage forcé, la collecte de poils ou plumes sur des animaux vivants, l’intervention médicale douloureuse sans anesthésie et l’utilisation de piège à colle. Pas en reste, le texte s’attaque aussi aux conditions de transport en interdisant les voyages de longue durée pour les animaux acheminés vers les abattoirs.

 

Et chez les autres ?

La révolution n’est pas que belge. Ailleurs aussi, en Norvège notamment, la protection animale mobilise. Actuellement en phase de test pour une durée de trois ans, le pays scandinave travaille à l’expérimentation d’une unité de police qui se consacrerait à la question animale. En effet, à l’ouest du pays, dans le comté du Sør-Trøndelag, trois personnes (un enquêteur, un juriste et un coordinateur) seront chargées de veiller au bien-être animal sur des sujets de maltraitance, de violence et de trafic.

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La ministre de l’Agriculture, Sylvi Listhaug, a déclaré à ce propos lors d’une conférence de presse « Il est important que l’on s’occupe de nos animaux, qu’ils jouissent des droits dont ils disposent, et qu’il y ait un suivi quand des infractions à la loi sont commises à leur encontre, eux qui sont souvent sans défense. »

L’idée a été saluée par les associations de défense animale à travers le monde, comme le prouve la réaction de Siri Martinsen, présidente de l’association Noah. « Le processus consistant à prendre au sérieux les violences contre les animaux est engagé. »

Des unités policières de ce type se trouvent déjà à Stockholm, la capitale suédoise, et aux Pays-Bas.

Problème récurrent dans l’Hexagone, on ne peut qu’espérer voir ce genre d’idées reprises sur le sol français, le plus rapidement possible.

 

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