L’important développement du tourisme de safari a eu raison de la défense animale au Botswana. Le gouvernement du pays a confirmé son intention de légaliser la chasse aux animaux sauvages sur son territoire. Une mesure qui n’a naturellement pas du tout plu aux défenseurs d’animaux du monde entier.

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Un monde à l’envers

« Quel désastre », « Mais à quoi joue le Botswana ? », « C’est une honte ! ». Voici ce que l’on peut lire sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours à propos de la décision du gouvernement botswanien de légaliser la chasse aux animaux sauvages, officiellement pour « promouvoir la conservation des animaux ». Logique, non ?

Après avoir chargé un comité de se prononcer sur la levée éventuelle de l’interdiction de la chasse, en vigueur dans le pays depuis 2014, la commission, présidée par le ministre du développement rural, Frans Van Der Westhuizen, a rendu son rapport fin février qui estime nécessaire la levée de l’interdiction tout en recommandant « l’introduction de l’abattage régulier mais limité d’éléphants ».

Le tourisme également en danger

Au nord de l’Afrique du Sud, le Botswana, peuplé de plus de deux millions d’habitants, abrite aussi l’une des plus grande population africaine d’éléphants, évaluée à 135.000 en 2015. Pays relativement plat, le Botswana est majoritairement recouvert par le désert de Kalahari.

Chaque année le pays accueille pas moins de deux millions de voyageurs étrangers, la richesse de sa faune en a fait un temple très prisé des amateurs de safaris haut de gamme. Cette pratique est le moteur le plus puissant du développement économique du Botswana.

Dex Kotze, homme d’affaires très impliqué dans la défense de la cause animale a immédiatement réagi à la possibilité de voir le pays réhabiliter l’abattage des animaux sauvages « Cela pourrait faire des dégâts importants dans l’industrie touristique du Botswana. C’est fou ».

Quatre-vingt-dix éléphants auraient été tués dans ce pays en 2018. Comme de nombreux pays africains abritant des rhinocéros et des éléphants, le Botswana est touché par le braconnage. Chaque année, ils sont plus de 25.000 à être braconnés sur le continent africain.

Dernier espoir

Pas de panique avant l’heure. Toutes les propositions concernant cette mesure doivent encore être débattues au sein du gouvernement avant d’être adoptées. Le président du Botswana, Mokgweetsi Masisi, est d’ailleurs intervenu dans le débat en précisant simplement que « Si besoin est, nous donnerons l’occasion au Parlement » d’en débattre.

Espérons maintenant que la controverse suscitée depuis la publication de cette possible mesure puisse faire reculer le gouvernement en place.

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