Déjà énormément controversé, le commerce d’animaux sauvages a été immédiatement interdit en Chine dû à l’épidémie du Coronavirus. Un grand mal pour un grand bien ?

Coronavirus - Chine

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Interdiction complète

Le Coronavirus a pris une telle ampleur que le gouvernement chinois a décidé de prendre des dispositions drastiques concernant la vente et la consommation d’animaux sauvages. Et même si les origines de l’épidémie demeurent encore trop floues, le comité permanent du Parlement chinois s’est réuni pour prendre cette décision ferme avec effet immédiat.

C’est le lundi 24 février dernier que la décision d’interdire « complétement le commerce d’animaux sauvages et d’abolir la mauvaise habitude de surconsommer des animaux sauvages et protéger efficacement la santé et la vie de la population » a été prise. À la fin du mois de janvier déjà, afin de contenir le virus destructeur, qui serait parti d’un marché de la ville de Wuhan, où étaient vendus des animaux sauvages pour être consommés, le gouvernement chinois avait déjà pris la décision d’adopter une directive qui interdisait temporairement le commerce « jusqu’à la fin de la situation épidémique nationale ». Une épidémie toujours en cours un mois après, devenue depuis mondiale.

« Nous applaudissons cette interdiction, qui montre que le gouvernement chinois est déterminé à changer une tradition millénaire, totalement inappropriée dans la société actuelle. » s’est félicité Jeff He, directeur du Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw) pour la Chine.

Il y a près de 20 ans, le commerce d’animaux sauvages avait déjà été interdit dans le pays à l’occasion de la crise du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras). Ce qui n’a pas empêché de relancer le commerce quelque temps après.

Une bonne nouvelle ?

Si on a soupçonné les pangolins, les chauves-souris et autres animaux sauvages, aucune source exacte de l’épidémie du coronavirus n’a encore été parfaitement identifiée. La décision chinoise constitue selon Andrew Muir, patron de l’ONG sud-africaine Wilderness Foundation Africa, « un pas positif face à la perte de la biodiversité et au nombre d’espèces qui disparaissent ». De plus, il espère que tout cela « permettra de laisser les espèces sauvages tranquilles dans la nature faire partie de l’écosystème. »

En effet, un assèchement du marché chinois serait très bénéfique pour tuer un trafic estimé à plus de 15 milliards de dollars par an au niveau mondial.

Quant aux militants écolos en Afrique, un des réservoirs de biodiversité, source aussi d’un grand nombre d’animaux trafiqués, ils restent à l’affut des décisions chinoises et des probables conséquences. Comme le rapporte Ray Jansen, président d’un groupe de travail africain sur le pangolin, « les gens pourraient faire plus attention à la consommation des pangolins. Ils pourraient aussi les voir comme une menace, ce qui les mettrait en danger. » Rien n’est jamais tout à fait terminé.

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