L’année dernière, plusieurs faits animaliers ont défié la chronique et se sont retrouvés sur le devant de la scène médiatique. Dénoncés sur internet et les réseaux sociaux, certains actes allant à l’encontre du bien-être animal ont fait la Une de l’actualité.

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Retour sur les faits 2018 directement liés à nos amis les bêtes… Et les enseignements à en tirer !

Des conditions inadmissibles dans les abattoirs français

En 2017 et 2018, l’ONG de défense de animaux L214 a permis de lever le voile sur plusieurs affaires de maltraitance animale, suite à des images tournées clandestinement dans plusieurs abattoirs français. Ces vidéos ont révélé des pratiques cruelles et inacceptables dans au moins 8 abattoirs de l’Hexagone. Les animaux étaient encore conscients au moment de leur mise à mort.

Suite à la diffusion de ces images chocs, des plaintes ont été déposées et la plupart des établissements incriminés ont été fermés pendant plusieurs semaines pour se mettre en conformité.

Ce n’est pas la première fois que l’association L214 s’attaque à des structures d’abattage ne respectant pas la dignité animale. En 2008, elle s’était infiltrée et avait filmé les abattoirs du géant de l’industrie bovine : Charal. En 2015, elle avait filmé les mauvais traitements infligés aux animaux dans l’abattoir d’Alès.

En 2012, l’émission Envoyé Spécial diffusée sur France 2 avait dénoncé les méthodes utilisées dans l’industrie de la viande. Elle avait également révélé que 41 % des établissements d’abattage n’étaient pas conformes à la loi.

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©Adobe stock – DeWe

La réapparition de vidéos sur la toile en 2018 a permis de braquer tous les regards sur la condition des animaux et de faire réfléchir sur la souffrance animale. Une part de l’opinion publique semble vouloir revoir son mode de consommation de viande et est pour une plus grande transparence vis-à-vis des conditions d’abattage.

La chasse au cœur des débats

Le 7 octobre 2018, un cerf avait fait la Une des journaux après s’être introduit dans le jardin d’un particulier pour échapper à ses chasseurs, au cours d’une battue. Pour des mesures de sécurité, il avait été abattu et les images s’étaient très vite répandues, choquant une grande partie des internautes. Des associations de protection comme 30 millions d’amis étaient alors montées au créneau pour dénoncer l’abattage de l’animal dans une propriété privée.

interdiction chasse a courre

© Adobe stock – Etienne Brunelle

Des manifestations anti-chasse ont également été organisées pour protester contre la chasse à courre et le droit de vénerie. Les défenseurs de la cause animale et le collectif AVA (Abolition Vénerie Animale) souhaitent abolir cette pratique jugée barbare.

Le 6 février 2018, une proposition de loi relative à l’interdiction de la chasse à courre a été déposée à l’Assemblée et co-signée par de nombreux députés de groupes politiques d’horizons variés.

Certains pays voisins ont déjà procédé à l’interdiction de la chasse à courre : l’Allemagne, il y a environ 50 ans, suivie de la Belgique en 1995, de l’Ecosse en 2002 et de l’Angleterre et du Pays de Galles en 2005.

Les cirques avec animaux dénoncés pour leur cruauté

Depuis quelques années, la question du recours aux animaux dans les arts du cirque fait débat.  En 2018, plusieurs acteurs et grands noms du cirque ont pris des mesures concrètes pour stopper les spectacles animaliers.

Éléphants, singes, tigres, lions ou autres félins… Ces animaux sauvages sont enfermés à vie et bien souvent maltraités pour être dressés et réaliser leurs numéros. La captivité qui leur est imposée et la vie en cage sont contraire à leur bien-être et à leur comportement naturel.

Interdiction cirques animaux

© Adobe stock – Logvinovich Sergei

Face à l’émotion d’un public de plus en plus conscient des conditions de vie de la faune circassienne, André-Joseph Bouglione a été le premier à annoncer que désormais, on ne retrouverait plus d’animaux sous son chapiteau !  Il a depuis été rejoint par d’autres professionnels du cirque.

De nombreuses pétitions locales ou nationales voient le jour sur Internet pour dénoncer les mauvais traitements que subissent les animaux dans les cirques n’ayant pas renoncé à leur utilisation.

Le 06 décembre 2018, 108 communes françaises se sont exprimées pour dire « non » aux cirques avec animaux, grâce à la prise d’un arrêté, d’une délibération ou plus simplement d’un vœu symbolique. Certaines ont vu leur décision annulée par la Préfecture ou le Tribunal Administratif, mais restent opposées à la présence des animaux dans les cirques. Pour rejoindre leur combat, vous pouvez envoyer à vos élus un modèle de vœu à signer, pour que votre ville se prononce en faveur de cirques sans animaux, comme Paris et Rennes.

Contrairement à la France, certains pays ont pris le parti d’interdire totalement la présence d’animaux sauvages dans les cirques. 28 pays pour le moment, parmi lesquels on trouve l’Autriche, la Belgique, la Finlande, L’Irlande, l’Italie, le Portugal, le Mexique… et la liste pourrait encore s’allonger !

Chacun des faits évoqués précédemment ont poussé les fervents défenseurs des animaux ainsi que le grand public à agir en faveur du bien-être animal.

Bien que partant du triste constat d’actes de cruauté commis dans les cirques, les forêts ou les abattoirs français, ils ont tous, à leur niveau, eu des répercussions positives sur le monde animal… Et pourraient bien faire évoluer la législation animale dans les mois à venir !

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