Un peu moins d’un an après l’abattage d’un cerf par des chasseurs à courre dans un jardin privé de l’Oise, qui avait provoqué un énorme scandale, un arrêté paru le 1er mars 2019 interdit désormais aux veneurs de poursuivre un animal dans une zone habitée.

© Ginettigino – Adobe Stock

On rembobine

C’était en octobre 2017, au milieu d’une descente de garage, au pied d’un pavillon de La-Croix-Saint-Ouen, commune de près de 5000 habitants. Un cerf paniqué après une longue traque cherchant un refuge pour se protéger, se faisait tuer à coup de fusil par un veneur. Une scène d’une violence inouïe, sous les yeux des voisins choqués, qui avait suscité l’émoi des internautes.

En 2008 déjà, un scandale avait éclaté après la mise à mort d’un cerf dans un salon de famille, dans le Tarn. Le tribunal correctionnel d’Albi avait reconnu « coupable de mise en danger de la vie d’autrui » Henri-Louis Baysset, 77 ans, président de l’Equipage de Grésigne à l’époque des faits, ainsi que Nicolas Pinel et Jérôme Lagarrigue, deux de ses veneurs. Les trois hommes avaient étés condamnés au retrait de leur permis de chasse et à l’interdiction d’en solliciter un nouveau avant un an.

Pour rappel, la chasse à courre consiste à poursuivre un animal jusqu’à ce qu’il tombe d’épuisement et se laisse déchiqueter par les chiens des chasseurs ou poignarder par les chasseurs eux-mêmes. La chasse à courre a déjà été abolie par l’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique et l’Ecosse.

On avance

Suite à ces incidents et aux nouvelles offensives d’ONG et de députés contre la chasse à courre, la Fédération nationale des chasseurs avait promis de changer certaines de ses pratiques. Des engagements traduits aujourd’hui. L’arrêté ministériel paru le 1er mars 2019 au Journal Officiel met donc fin à cette aberration en disposant qu’« en grande vénerie, lorsque l’animal est aux abois ou au ferme (sur ses fins, pris, forcé ou hallali courant) et qu’il se trouve à proximité d’habitations, de jardins privés y attenant, de zones commerciales ou artisanales et de bureaux et d’établissements accueillant du public, il est gracié ».

Les veneurs sont dans l’obligation d’éviter que la proie ne s’approche des zones habitées. Sans succès, ils devront contacter les autorités (gendarmerie, police nationale…) qui décideront de l’intervention d’un vétérinaire. Le texte ajoute aussi que « le maitre d’équipage ou son suppléant doit sans délai et par tout moyen veiller à ce que l’animal ne soit pas approché ». Le vétérinaire pourra alors anesthésier l’animal afin de le déplacer…mais aussi de l’euthanasier.

Chasse à courre, les français veulent son abolition

Selon un sondage Ifop / Fondation 30 Millions d’Amis, la souffrance des animaux, traqués pendant plusieurs heures et brutalement achevés, est massivement rejetée par plus de 75% des français. Une pétition en ligne pour abolir la chasse à courre a déjà recueilli plus de 174.000 signatures.

Vous aussi, signez la pétition contre la chasse à courre >>

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